ACTU : L'alimentation protéinée

Les adipocytes : le nerf de la guerre.
Par le Dr B. K.

Les adipocytes sont des cellules de notre organisme qui régulent le stockage des graisses sous forme de triglycérides.

L’ensemble des adipocytes, environ 35 milliards, constitue le tissu adipeux. Celui-ci prédomine chez l’homme dans le haut du corps (abdomen et thorax), tandis que chez la femme, il est plus abondant dans la partie inférieure. La graisse représente normalement  de 10 à 14 % du poids du corps de l’homme et de 18 à 22 % du poids du corps de la femme. L’adipocyte n’est donc pas une cellule inerte et il y a deux façons de grossir : la première consiste à remplir ses adipocytes sans en multiplier le nombre, c’est l’hypertrophie adipocytaire, la seconde consiste à multiplier le nombre des adipocytes ; il s’agit alors d’une hyperplasie. Le nombre d’adipocytes augmente jusque l’âge de 15 ans et cette multiplication est particulièrement importante durant la 1ère année de vie. Il faudra veiller à ce que ce nombre d’adipocytes n’augmente pas au cours de la vie ; une fois le nombre d’adipocytes formé à l’âge adulte, le meilleur moyen de perdre du poids est la lipolyse et donc  la vidange du contenu des adipocytes. Bien entendu, le nombre d’adipocytes pourra être contrôlé par des substances qui ralentissent leur différenciation.

La cellule graisseuse ou adipocyte est donc la clé de l’amaigrissement.

Cette cellule fabrique de nombreuses substances qui favorisent ou non l’amaigrissement. En fonction de la nature des substances secrétées par l’adipocyte, l’amaigrissement se fera plus ou moins bien ; si l’adipocyte secrète des substances pro inflammatoires, il se met en route un mécanisme d’insulino-résistance et donc un ralentissement de l’amaigrissement  voire une résistance à la perte de poids. Si les adipocytes secrètent de préférence des substances anti- inflammatoires et satiétogènes (la leptine), l’amaigrissement est donc favorisé et se passe dans de bonnes conditions (effet satiétogène de la leptine au niveau du cerveau). Le bon fonctionnement adipocytaire est aussi sous la dépendance d’un bon équilibre  hormonal (thyroide).

En résumé le bon fonctionnement de l’adipocyte est donc la clé d’un bon amaigrissement, c’est le nerf de la guerre. Seul votre médecin sera susceptible de mettre en évidence une adipopathie (maladie de l’adipocyte).